Une nouvelle menace, une de plus, pèse sur la Lorraine en ce moment, celle concernant le projet du gouvernement français de fusionner des régions afin de ramener leur nombre à 15, contre 22 actuellement. Si des rapprochements ont déjà été plus ou moins évoqués avec la Champagne-Ardenne voire même la Franche-Comté, ce qui serait tout aussi contestable, la voie qui se dessine semble plutôt prôner une fusion avec l’ennemi héréditaire alsacien. Mais la Lorraine n’a rien à voir avec sa voisine située sur l’autre versant des Vosges. Même si le peuple lorrain a, par certains côté, des points communs avec les habitants de la région de Strasbourg, il ne serait être amalgamé à ceux-ci.
Tout d’abord, le principal danger pour notre belle province d’une telle fusion avec l’Alsace, serait de perdre tout ce qui fonde encore notre identité, notre culture et nos traditions déjà fortement perturbées par des décennie de francisation. De même, la plus grande et la plus importante ville de l’Est étant Strasbourg l’européenne, il serait donc légitime, et ce malgré sa position géographique extrême, d’y installer la capitale de ce que l’on pourrait appeler l’Alsace-Lorraine. Ce qui reviendrait donc à placer notre Lorraine sous l’autorité tutélaire du voisin alsacien à l’accent fortement exacerbé par un chauvinisme nationaliste désormais aussi légendaire que méprisant. Presqu’une ironie de l’histoire, car les rapports entre Lorrains et Alsaciens, longtemps assujettis, ont souvent été ambiguës, voire conflictuels. Ainsi, le rapprochement que beaucoup de gens font entre notre province et sa voisine provient plus d’un destin commun relativement récent et relatif aux différents conflits ayant opposés la France et l’Allemagne que d’un enracinement historique profond. D’ailleurs tous le dédain qu’ont les Alsaciens envers notre chère patrie lorraine provient-il peut-être de la fameuse bataille de Saverne ayant consacrée la supériorité et l’écrasante victoire des chevaliers lorrains face aux huguenots alsaciens insurgés. A moins que cela ne résulte d’un certain complexe d’infériorité émanant d’une quelconque admiration devant la magnificence des Lumières lorraines qui se serait transformé en exaltation des traditions alsaciennes. Toujours est-il que nos chers voisins ne sont guère gênés au fil des ans pour revendiquer des symboles lorrains forts et pour s’accaparer des pans entiers de la culture lorraine, au point même d’en faire des emblèmes de leur région : traditions brassières, gastronomie, folklore… les exemples sont riches et nombreux. A tel point, qu’il faudrait dorénavant mettre sous bonne garde la fameuse race bovine des Vosges à la robe si caractéristique ou encore protéger la renaissance et la redécouverte de la truffe lorraine avant que les Alsaciens ne nous les piquent aussi !
Il y aurait pourtant un avantage pour la Lorraine si une telle fusion devait se réaliser. En effet, si notre province est plus peuplée et pèse donc plus d’un point de vue démographique, la santé économique actuelle de l’Alsace ne fait aucun doute. Par conséquent, d’une manière pragmatique et reconnaissons le sournoise, nous pourrions « transférer » un peu de la richesse alsacienne, la vider de sa relative prospérité, afin de nous sortir de l’impasse, des difficultés économiques et réussir une bonne fois pour toute notre reconversion. Mais encore faudrait-il que la capitale soit en Lorraine, Metz, Nancy ou une ville « neutre », peu importe, car nous souffririons sous une gouvernance alsacienne, qui serait presqu’au final une ironie de l’Histoire. Et cela nous ne pouvons l’accepter.
En d’autres termes, si regroupement de territoires il doit avoir, le plus juste et le plus légitime serait déjà de redonner à notre patrie les terres perdues ou annexées à d’autres régions, comme par exemple le site hautement emblématique et symbolique pour le patriotisme lorrain de La Mothe en Bassigny ou encore l’ « Alsace bossue » autrefois lorraine. Cela constituerait déjà un bon début, car si la fusion entre la Haute et la Basse Normandie ne pose strictement aucun problème pour les intéressé, celle de la Lorraine et de l’Alsace n’est pas aussi évidente et ne va pas de soi.








Artichaud
11 décembre, 2008 à 23:04
L’Alsace n’a rien demandé non plus…
Vincent
17 décembre, 2008 à 15:19
La Lorraine doit rester la Lorraine.
john
17 décembre, 2008 à 17:04
se qui me surprend dans cette article c’est votres haine de l’Alsace qui est excusé moi typiquement française et germanophobe!!
Il est clair que nous sommes lorrains et qu’une alliance n’est pas concevable avec l’Alsace. Je suis tout à fait d’accord.
mais n’oubliez pas que nous somme plus proche des Alsaciens culturellement que de la France qui n’oubliez pas à massacré 50% de la population de la lorraine durant la guerre de 30ans.
guill
24 février, 2009 à 19:59
Bonjour,
Je trouve également que c’est article est assez « haineux » envers les Alsaciens. Je ne concidère pas les Alsaciens comme les ennemis héréditaires.
C’est embêtant, car la partie haineuse de l’article, cache tout le reste de l’argumentaire sur votre refus de cette fusion …
Guillaume
Zaza
25 février, 2009 à 0:27
cet article est assez haineux, mais nous sommes d’accord pour dire que ni la Lorraine, et encore moins l’Alsace ne veulent d’une fusion.
blogerslorrainsengages
25 février, 2009 à 0:55
(Merci)
vous voyez: pourquoi ce « et encore moins l’Alsace »??? cela veut tout dire
cet article, bien que disant ce que nombre de Lorrains ont sur le coeur, se veut plus « provocateur » que véritablement « haineux »;
cela dit, il n’est que la réponse au ressentiment nombrilique alsacien envers notre belle province, la Lorraine, ressentiment que vous seule, ou presque, êtes peut-être mieux en mesure de nous expliquer…
Stéphan
25 février, 2009 à 11:28
Je ne commenterais pas l’article mais plutôt le fond. Dire que nous somme plus proches de l’Alsace que de le France est un peu réducteur. Je ne suis pas sur que cela soit le cas pour l’habitant de Bar le Duc, qui a une plus grande proximité avec Saint-Dizier. Des habitants de Neufchateau qui regardent aussi un peu vers la Haute Marne.
L’alsace-lorraine (Alsace-moselle serait plus juste) n’existe plus, encore moins pour des personnes habitants à Metz ou Nancy.
Cette fusion, si elle s’arrête là n’apportera pas grand chose aux deux régions. Il faut voir plus grand et associer aussi Champagne-Ardennes, Bourgogne et Franche Conté ou ne rien faire.
Stefan
25 février, 2009 à 17:24
Bonjour,
Je tiens à préciser que ce qui va suivre est un « avis » personnel et « à chaud » suite à la lecture de ce fameux article.
Merci de bien vouloir rectifier l’intitulé de l’article « La Lorraine dit non à l’Alsace » par « JE suis Lorrain et JE dis non à la fusion de ma région avec l’Alsace ».
L’histoire appartient au passé, il ne faut pas l’oublier pour autant. En laissant également de côté « l’accent fortement exacerbé par un chauvinisme nationaliste désormais aussi légendaire que méprisant » … c’est une histoire d’appréciation personnelle.
je m’aperçois qu’il y a des personnes ayant un « nationalisme radical » aussi bien en Alsace que en Lorraine ! Bref, c’est honteux mais personne n’est parfait, moi le premier !
Je suppose que l’auteur s’est appuyé uniquement des faits ou de ses propres expériences avec l’Alsace … toutes celles où l’issue est « fatale ».
Sans vouloir « jeter de l’huile sur le feu » ou sur l’auteur (humour je précise)… La Lorraine a ses propres conflits entre Mosellans, Meurthe et Mosellans, Vosgiens et Meusiens … et encore plus au niveau de sa « capitale : Nancy ou Metz ?!? » … il en est de même entre Alsaciens du Haut ou Bas Rhin.
J’aime la Lorraine et j’aime l’Alsace… je me sens « chez moi ». De plus mes origines sont liées aux « deux » et j’en suis fier.
Un clin d’œil à l’auteur de l’article :
Gardez l’esprit ouvert !
Je suis donc « Pour une Alsace Lorraine » ou bien « Für ein Land Elsass-Lothringen » Les deux me conviennent.
Cordialement
Stéfan
Ioshimuro
26 février, 2009 à 9:20
Je ne vais pas faire de redite, mais la remarque de Stéfan est pertinente, que l’auteur en prenne bonne note. Soit dit en passant, votre article est très limité : « patrie », « identité », « traditions », »infériorité » et j’en passe, voilà un joli vocabulaire qui vire à droite… Pour quelqu’un qui reproche un chauvinisme nationaliste à nos voisins Alsaciens …
JM
26 février, 2009 à 16:50
Bonjour,
Personnellement je trouve également cet article un peu haineux envers l’Alsace, ma région d’origine. Je pense que la Lorraine a une identité forte qui n’a rien à envier à celle de l’Alsace et que même si ces deux régions ont eut des griefs, ca n’était que dans le passé, à l’image de l’Allemagne et de la France. Même si je ne suis pas spécialement pour la fusion des régions, je pense que Lorrains et Alsaciens peuvent avoir un avenir commun sans forcément renier leurs origines.