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Les provocations de l’INSEE

Afin de vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques extraits de succulents et croustillants articles ou commentaires parus dans la presse et sur internet par rapport au transfert de 1000 agents de l’INSEE à Metz, pour « compenser » les conséquences désastreuses des restructurations militaires. Ainsi, La Dépêche, écrivait : « Malgré la tendre affection que l’on peut éprouver à l’endroit de la sidérurgie, de la quiche, des footballeurs de Saint-Symphorien ou de la rigueur de ses hivers, Metz n’est sans doute pas la cité la plus touristique de France. AUSSI les agents de la statistique publique s’inquiètent-ils LEGITIMMEMENT d’un projet de décentralisation de leurs services vers le chef-lieu de la Moselle ». TOUT SIMPLEMENT INCROYABLE ET ODIEUX ! Certains doivent vraiment sortir un peu plus le dimanche et faire un tour du côté de chez nous afin de s’y ouvrir et de s’y aérer l’esprit ! C’est là que l’on peut apprécier avec un léger sourire en coin, mais désabusé tout de même, toute la méconnaissance de certains journalistes qui vous balancent à la figure tous les préjugés du monde. Si cela n’est pas de la provocation gratuite ! Alors d’une part, il n’y a jamais eu d’industrie sidérurgique à Metz. Celle-ci se trouvant, en effet, concentrée bien plus au Nord de l’agglomération. D’autre part, nous trouvons très méprisant le fait de réduire tout un pan de la gastronomie lorraine à la simple quiche ! Enfin, la rigueur des hivers n’est guère plus difficile à supporter que celle du froid des mois de janvier et de février à Paris ! Bienvenue en Sibérie les amis ! Cela ne vous rappelle t-il rien ? Désolé, si nous ne connaissons pas en Lorraine les « joies » du métro dans lequel les gens essayent de se réchauffer dans toute la crasse de ses rames!

Alors une bonne fois pour toute, il faudrait que les journalistes franciliens et sudistes en particulier arrêtent de décrire constamment à leurs lecteurs incrédules une image aussi sombre de la Lorraine. Mais que peut faire notre province pourtant si belle face à tant de haine et de mépris? Ne dit-on pas que le crédo journalistique est l’objectivité? Alors pour quelles obscures raisons ne s’appliquerait-il pas à la Lorraine?  

De même, que penser de l’annonce parue en ligne sur eBay déposée par la joyeuse compagnie de fanfarons du comité de défense de la statistique publique et de la désormais mythologique intersyndicale de l’INSEE ? Nous citons : « A saisir avant délocalisation à Metz : Insee, Institut nationale de la statistique, avec ses 6000 agents fournis avec leur matériel de travail. Mise à prix : 375 000 euros, soit un peu plus de 50 euros par agent ». TOUT SIMPLEMENT HONTEUX, DERISOIR ET PATHETIQUE. Mais terriblement efficace! Incapables de trouver le bon mot des lettres composant l’abréviation de leur institut, les agents de l’INSEE seraient-ils à ce point désabusés pour tenter une opération aussi désespérée. Nous pensions que l’INSEE avait plus d’un tour dans son sac. Vous nous décevez mesdames et messieurs les agents.

29 novembre, 2008 à 18:37


Un commentaire pour “Les provocations de l’INSEE”


  1. Artichaud écrit:

    Oui ça fait mal à lire, oui c’est dur, mais oui c’est vrai que Metz n’est pas une ville touristique, qu’elle au coeur d’un département et d’une agglomération touchée par le déclin de la sidérurgie, et on peut accepter aussi que des personnes n’aient pas envie d’être délocalisés pour pallier à l’économie d’une ville qui ne s’en sort pas, entre autres, suite à des restructurations militaires.

    Vous diriez quoi si on vous envoyait à Amiens ou à Limoges pour pallier l’économie et le dynamisme en perte de vitesse de ces villes ?


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