Les sous-traitants du Skylander se positionnent

28012012

Le tissu industriel lorrain est sollicité dans le projet du Skylander SK-105 développé par Geci Aviation (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t385-fabrication-du-skylander). Plusieurs entreprises ont signé des contrats d’équipement avec l’avionneur. La SLCA de Florange, filiale d’Aircelle, le nacelliste du grand groupe aéronautique et de défense Safran, réalisera par exemple les capots moteurs de l’avion lorrain. L’entreprise de 200 personnes, qui produit des aéro-structures en composite métallique léger et rigide, travaille déjà pour Airbus et pour Eurocopter.

La filiale européenne de Leach International, spécialiste américain des systèmes de distribution électrique dans les avions, notamment de l’A 400 M d’Airbus, qui emploie plus de 400 personnes à Sarralbe en Moselle-Est, équipera le cœur électrique du Skylander. Le site lorrain, avec un bureau d’études de 120 personnes, est devenu le centre européen de la recherche et développement du groupe. La direction entend profiter de ce contrat pour
investir 1,6 millions d’euros, afin de s’adapter à l’évolution de l’industrie aéronautique en devenant systémier. 




Le volcan d’Essey-lès-Nancy

28012012

Même s’ils sont moins connus que ceux de la chaîne du Puy en Auvergne, des volcans sont également présents en Lorraine. Le plus important d’entre eux se trouve à Essey-lès-Nancy. Les datations effectuées font remonter son volcanisme à un peu près 30 millions d’années (période de l’Oligocène supérieur). Le sommet de cet ancien volcan offre un magnifique panorama à 360° de toute l’agglomération nancéienne qu’il domine de plus de 100 mètres. 

Vue sur le volcan d’Essey-lès-Nancy (Crédits photo : www3.ac-nancy-metz.fr)

On y trouve encore de nombreux échantillons de « pierres volantes » et de basalte. Celles-ci ont notamment servi à empierrer les chemins qui mènent au sommet. Cela dit, il existe des affleurements en place dans le parc à vaches qui le couvre.

A noter enfin que des pierres d’origine volcaniques se trouvent également dans le massif vosgien du Grand Valtin et près de Théold (54), où il y a un petit épanchement d’andésite.




Athlétisme : le triptyque des grands meetings lorrains

28012012

L’athlétisme passe par la Lorraine. Après le Schlossberg à Forbach (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/06/02/meeting-international-dathletisme-a-forbach/), la Lorraine accueille en l’espace de quatre jours trois rendez-vous majeurs. Nancy commence toujours par le meilleur.

A Tomblaine, près de Nancy, la 21ème édition du meeting Stanislas (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/21/le-meeting-stanislas-soffre-un-beau-plateau-pour-ses-20-ans/), seconde étape du très relevé circuit Pro Athlé Tour, l’antichambre de la Ligue de Diamant, a accueilli au stade Raymond Petit Renaud Lavillenie et Romain Mesnil à la perche, Véronique Mang et Myriam Soumaré aux 100 mètres et le recordman du monde de tous les temps aux 800 mètres, le prodige kenyan David Rudisha, qui à 22 ans, a réalisé un chrono de 1’41’’01 la saison passée. A noter également que Ladji Doucouré, champion du monde en 2005 et toujours recordman de France du 110 mètres haies (12″97), était également de la partie. Le meeting Stanislas présente un total de 12 épreuves. 

Le Meeting Stanislas (Crédits photo : linternaute.com)

Au stade Dezavelle de Metz, le meeting Athlélor attire aussi chaque année des athlètes de renom. Le rendez-vous est aujourd’hui un événement
national à teneur internationale. Victime de son succès, Athlélor a accueilli en 2011 250 compétiteurs. Il y en avait une centaine sur la liste d’attente. Véronique Mang, double médaillée d’argent européenne, s’est également alignée sur la ligne droite à Metz. Tout comme Ronald Pognon, premier Français à être passé sous la barre des 10″ sur 100 mètres. A noter aussi, la présence au marteau du champion olympique en 2000 à Sydney, à savoir le Polonais Szymon Ziolkowski. D’ailleurs, le troisième rendez-vous lorrain est consacré exclusivement au marteau. Il se déroule à Amnéville-les-Thermes (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/06/27/du-marteau-des-hommes-de-fer/). 

De manière générale, si les meetings lorrains réussissent à accueillir plusieurs athlètes de renom, il leur est plus difficile d’attirer des athlètes accaparés par la juteuse Ligue des Diamants, soit le circuit des grands meetings internationaux. De même, les très bons athlètes français sont plus chers, parce que leurs managers estiment que ce sont eux qui font venir le public. Il s’agit aussi d’une évolution logique liée à leur progression. C’est pourquoi le public lorrain n’a plus guère l’occasion de voir Renaud Lavillenie ou Christophe Lemaitre à Forbach, par exemple, tous deux pourtant assidus à l’évènement du Schlossberg. Forbach, comme Metz, se rabat par conséquent sur des athlètes en devenir, d’autres qui n’entrent pas dans les grandes réunions internationales, ou d’autres encore qui ont besoin de courir ou de concourir à l’instant T.




Réaménagement du square du Luxembourg à Metz

28012012

Amputé de quelques mètres dans le cadre de la défiguration de la ville aux 3 000 ans d’histoire par le Mettis (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/13/metz-les-degats-collateraux-du-mettis/), le square du Luxembourg fera néanmoins l’objet d’un réaménagement complet. Le terrain de football sera conservé et des parcours ludiques à vélo autour du fortin seront réalisés. La façade de ce dernier, toujours propriété de l’armée, sera rénovée et mise en lumière. L’ensemble sera ravalé et les broussailles et autres arbustes gênants seront ôtés. La grille sera reculée, afin d’aménager une promenade qui reliera le clocher de l’ancien temple de garnison à la butte devant la place du Saulcy qui sera accessible pour devenir un belvédère. Entre cette promenade et la rue Belle-Isle, une prairie-jardin sera aménagée. Elle sera ponctuée d’œuvres d’art.




Projets : Amnéville change déjà de dimension

25012012

Les « grands projets » du nouveau maire d’Amnéville-les-Thermes, Doris Belloni, visent à créer un « grand Amnéville » en tissant une unité entre le haut et le bas de la commune. Elle pense aussi que le centre thermal et touristique pourrait attirer des visiteurs « au-delà des frontières ». Il est vrai que ce n’est pas le cas actuellement avec plus de 6 millions de touristes par an (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/01/12/bons-baisers-damneville-stahlheim/) ! Elle semble complètement déconnectée de la réalité cette femme-là ! Quelle ambition pour le pôle touristique ? Il ne faut pas attendre trop de nouveautés pendant un certain temps …

Le premier magistrat intronisé souhaite également recréer un lien entre Amnéville bas et Malancourt-la-Montagne. La petite commune a fusionné en 1974, mais elle a été délaissée ces trois dernières années. Les travaux ont déjà commencé.

Le maire prévoit en outre de requalifier le centre-ville en créant un « cœur de ville en bas » ainsi qu’un « cœur de site en haut ». En haut, le complexe thermal et touristique s’est développé autour de la piscine-patinoire. Le maire aimerait y faire une grande place piétonne, vivante, avec « pourquoi pas » une fontaine. En bas, la vidéosurveillance sera installée courant 2012. Le maire envisage enfin d’y développer un centre socioculturel et une cantine.

Cette brève esquisse nous laisse perplexe devant l’ampleur et l’inventivité des « grands projets » programmés par la nouvelle municipalité.

Les idées et les projets du Docteur Kiffer nous manquent déjà (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/11/09/une-plage-artificielle-a-amneville/#comments).

Après une période dorée, marquée par une forte croissance économique et démographique (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/11/20/projets-urbains-a-amneville-les-thermes/), nous craignons que la prise de fonction de Doris Belloni ne précipite le déclin de cette commune mondialement connue.




Des chapeaux de Lorraine

25012012

Importée de Toscane, l’industrie des chapeaux remonte au XVIème siècle en Lorraine. Deux productions ont valu à notre pays une renommée mondiale au XIXème siècle : les chapeaux de paille et les peluches de soie nécessaires à la confection des hauts-de-forme.

Séchage après mise en forme des chapeaux (Crédits photo : amolenuvolette.it)

Lorsque la célèbre Maison Coanet s’installa à Nancy en 1819, la cité ducale fut alors considérée comme le centre de la chapellerie lorraine. La guerre de 1870 apporta ensuite de nouveaux industriels. Après la signature du Traité de Francfort, l’Alsace Bossue fut annexée au Reich et les Alsaciens, soucieux de ne pas perdre leur clientèle française, déménagèrent en effet vers les départements lorrains restés français. Si bien que des manufactures s’ouvrirent à Epinal et à Nancy. Le chapeau de paille blanc, de palmier ou de manille, en raphia à partir de 1880, était recherché pour son confort et sa légèreté.

A Lunéville, alors que ses chapeaux de panama étaient déjà réputés, Octave de Langenhagen fonda en 1871 une filiale de sa maison mère situé à Sarre-Union. Il avait en effet innové en utilisant comme matières premières les feuilles de latanier importées de Cuba et des feuilles de palmier en provenance de l’Equateur. Ces matériaux, fournis à l’état brut, devaient être préparés pour être tressés. Cette tâche était le plus souvent confiée à des enfants, avant que les femmes ne prennent le relais. On estime qu’elles étaient près de 3 000 sur 25 communes de l’arrondissement de Sarrebourg à travailler pour la Maison Langenhagen. La nouvelle mode ne mettant plus en vedette le chapeau de paille, cette activité disparut vers 1930.

Le haut-de-forme devint quant à lui le symbole de la bourgeoisie. La peluche de soie, nécessaire à sa confection, avait pris, depuis 1830, une extension considérable à Toul, à Metz et surtout dans l’arrondissement de Sarreguemines. Ce morceau d’étoffe était alors considéré comme un produit de luxe. En 1833, la manufacture la plus importante était celle de Massing et Huber, à Puttelange-aux-Lacs. Leur réputation se fondait sur leur invention qui avait permis de fixer définitivement le noir sur les fibres. Auparavant, le tissu perdait sa teinte une fois exposée au soleil. En 1862, Emile Huber, fils du second et chimiste à ses heures, améliora encore le procédé et ouvrit une usine à Sarreguemines. Sa peluche noire, unique au monde, était renommée « pour son ton vert-bleu, pour sa souplesse et sa douceur à la main ». 50 % des hauts-de-forme portés dans le monde venaient de Sarreguemines qui, avec Puttelange-aux-Lacs, assurait la totalité de la production en France. Emile Huber fournit même la cour d’Angleterre. La peluche de soie faisait vivre près de 4 000 ouvriers dans les années 1840, contre 300 seulement pour les faïenceries. La fabrique d’Emile Huber ferma définitivement ses portes en 1913.

Aujourd’hui, il n’existe aucun témoignage de ce prodigieux développement industriel et de cette marque de fabrique lorraine. C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine estime qu’un grand musée de la chapellerie lorraine, qui serait situé à Nancy, Sarreguemines ou Puttelange-aux-Lacs, comblerait ce manque tout en concourant au développement économique et touristique de notre territoire.




Reconversion dans le bien-être pour le château de Mercy ?

25012012

Propriété de Metz-Métropole, le château de Mercy était en vente depuis plusieurs mois, la communauté d’agglomération ayant renoncé à engager de lourds travaux de rénovation pour utiliser ce bâtiment situé proximité immédiate de l’entrée du Nouvel Hôpital de Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/21/nouvel-hopital-de-metz-les-travaux-avancent-a-mercy/). Après plusieurs contacts infructueux, la vente est en phase de concrétisation. L’investisseur veut créer, au sein du château, un centre dédié au bien-être.

Le château de Mercy (Crédits photo : N. Guirkinger)

Le château de Mercy, construit par la famille du Coëtlosquet en 1905, est le symbole de la résistance architecturale française face à l’architecture impériale du château de Landonvillers, bâti par les Allemands non loin de là (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/02/12/courcelles-chaussy-cite-imperiale-et-romantique/).




Un nouveau centre paramédical à Woippy

25012012

D’ici mars 2012, un nouveau centre paramédical accueillera une équipe de six kinésithérapeutes, deux orthophonistes et un infirmier, dans le quartier du Pâtis, à Woippy.

Les professionnels de santé envisagent d’ores et déjà d’exploiter le cadre de vie verdoyant au profit de leurs patients. Ainsi, les orthophonistes devraient proposer des balades rééducatives au parc animalier et botanique du Pâtis (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/29/woippy-inauguration-dun-centre-dedie-a-la-nature/), l’objectif étant d’inciter les enfants à verbaliser leurs impressions et leurs vécus. Les kinésithérapeutes souhaitent quant à eux utiliser le parcours de santé et les infrastructures du site pour les rééducations sportives.




Aménagement de la RN 4 en Moselle

22012012

Après le dernier accident mortel survenu sur la RN 4, entre Sarrebourg et Blâmont, le préfet a enfin décidé de débloquer le projet de mise à 2X2 voies d’une partie de cet axe routier, réclamée depuis plus de 20 ans par la population. Il s’agit plus précisément de l’aménagement du tronçon entre Héming et Saint-Georges, ainsi que d’un carrefour giratoire pour desservir Center Parcs.

Les travaux, d’un montant qui devrait avoisiner les 20 millions d’euros, pourraient commencer fin 2013. 10 000 véhicules empruntent chaque jour cette portion de la RN 4 considérée comme l’une des plus accidentogènes de Lorraine. Ces 3 dernières années, la gendarmerie a en effet enregistré 2 accidents mortels par an sur ce tronçon de route de 6 km.

Il aura quand même fallu attendre un énième mort pour que l’administration française bouge un cil. Comme d’habitude. Mais, quitte à faire quelque chose, autant le faire à moitié, puisque les 5 derniers kilomètres jusqu’à Blâmont, afin d’achever définitivement la mise à 2X2 voies de la RN 4, ne seront pas aménagés, faute de moyens. Ou de volonté et de priorité. C’est vrai que les autorités françaises préfèrent par exemple construire un second grand stade de 80 000 places en région parisienne pour la pratique de rugby. Lamentable. Pour ces derniers kilomètres, il faudra donc attendre au moins un nouvel accident mortel …




Le faiseur d’arbres d’Allain

22012012

Dans une grange du village d’Allain (54), Hervé Mayon fabrique des faux arbres, ou plutôt des arbres semi-artificiels, à partir de troncs naturels. Le maître de l’enseigne de la Licorne Verte, qui arbore le label « Entreprise Patrimoine Vivant » décerné par le ministère de l’Industrie, recompose branche par branche et feuille par feuille oliviers, acacias et hêtres de toutes formes et de tous volumes, en fonction des intérieurs à décorer. Ici, tout est fait sur mesure pour les architectes, les décorateurs et quelques particuliers. Chaque pièce est unique. Le résultat est quant à lui saisissant.

La maison du village offre un cadre idéal au jardin extraordinaire de la Licorne Verte depuis 1987, date de création de l’enseigne. Dans les granges qui jouxtent l’ancienne écurie devenue galerie, des amas de troncs et de branches attendent de trouver une nouvelle destinée. Beaucoup ont été ramenées par des agents de l’Office National des Forêts (ONF), des paysagistes et des gens du village.

Cette végétation d’un nouveau type, à mi-chemin entre nature et illusion, séduit de plus en plus. Ce savoir-faire d’excellence a ainsi intégré le prestigieux club « Lorraine Terre de luxe » (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/08/29/la-lorraine-terre-de-luxe-2/), qui regroupe plusieurs manufactures de renom, les cristalleries de Saint-Louis ou encore la faïencerie de Niderviller (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/08/29/les-faienceries-de-niderviller-mises-en-valeur/). Par ailleurs, l’artisanat d’art d’Allain décroche des marchés de prestige partout dans le monde. Un véritable Métier d’Art, dans une catégorie difficile à déterminer pour qui ne sait imaginer…