Projets : Amnéville change déjà de dimension

25012012

Les « grands projets » du nouveau maire d’Amnéville-les-Thermes, Doris Belloni, visent à créer un « grand Amnéville » en tissant une unité entre le haut et le bas de la commune. Elle pense aussi que le centre thermal et touristique pourrait attirer des visiteurs « au-delà des frontières ». Il est vrai que ce n’est pas le cas actuellement avec plus de 6 millions de touristes par an (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/01/12/bons-baisers-damneville-stahlheim/) ! Elle semble complètement déconnectée de la réalité cette femme-là ! Quelle ambition pour le pôle touristique ? Il ne faut pas attendre trop de nouveautés pendant un certain temps …

Le premier magistrat intronisé souhaite également recréer un lien entre Amnéville bas et Malancourt-la-Montagne. La petite commune a fusionné en 1974, mais elle a été délaissée ces trois dernières années. Les travaux ont déjà commencé.

Le maire prévoit en outre de requalifier le centre-ville en créant un « cœur de ville en bas » ainsi qu’un « cœur de site en haut ». En haut, le complexe thermal et touristique s’est développé autour de la piscine-patinoire. Le maire aimerait y faire une grande place piétonne, vivante, avec « pourquoi pas » une fontaine. En bas, la vidéosurveillance sera installée courant 2012. Le maire envisage enfin d’y développer un centre socioculturel et une cantine.

Cette brève esquisse nous laisse perplexe devant l’ampleur et l’inventivité des « grands projets » programmés par la nouvelle municipalité.

Les idées et les projets du Docteur Kiffer nous manquent déjà (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/11/09/une-plage-artificielle-a-amneville/#comments).

Après une période dorée, marquée par une forte croissance économique et démographique (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/11/20/projets-urbains-a-amneville-les-thermes/), nous craignons que la prise de fonction de Doris Belloni ne précipite le déclin de cette commune mondialement connue.




Des chapeaux de Lorraine

25012012

Importée de Toscane, l’industrie des chapeaux remonte au XVIème siècle en Lorraine. Deux productions ont valu à notre pays une renommée mondiale au XIXème siècle : les chapeaux de paille et les peluches de soie nécessaires à la confection des hauts-de-forme.

Séchage après mise en forme des chapeaux (Crédits photo : amolenuvolette.it)

Lorsque la célèbre Maison Coanet s’installa à Nancy en 1819, la cité ducale fut alors considérée comme le centre de la chapellerie lorraine. La guerre de 1870 apporta ensuite de nouveaux industriels. Après la signature du Traité de Francfort, l’Alsace Bossue fut annexée au Reich et les Alsaciens, soucieux de ne pas perdre leur clientèle française, déménagèrent en effet vers les départements lorrains restés français. Si bien que des manufactures s’ouvrirent à Epinal et à Nancy. Le chapeau de paille blanc, de palmier ou de manille, en raphia à partir de 1880, était recherché pour son confort et sa légèreté.

A Lunéville, alors que ses chapeaux de panama étaient déjà réputés, Octave de Langenhagen fonda en 1871 une filiale de sa maison mère situé à Sarre-Union. Il avait en effet innové en utilisant comme matières premières les feuilles de latanier importées de Cuba et des feuilles de palmier en provenance de l’Equateur. Ces matériaux, fournis à l’état brut, devaient être préparés pour être tressés. Cette tâche était le plus souvent confiée à des enfants, avant que les femmes ne prennent le relais. On estime qu’elles étaient près de 3 000 sur 25 communes de l’arrondissement de Sarrebourg à travailler pour la Maison Langenhagen. La nouvelle mode ne mettant plus en vedette le chapeau de paille, cette activité disparut vers 1930.

Le haut-de-forme devint quant à lui le symbole de la bourgeoisie. La peluche de soie, nécessaire à sa confection, avait pris, depuis 1830, une extension considérable à Toul, à Metz et surtout dans l’arrondissement de Sarreguemines. Ce morceau d’étoffe était alors considéré comme un produit de luxe. En 1833, la manufacture la plus importante était celle de Massing et Huber, à Puttelange-aux-Lacs. Leur réputation se fondait sur leur invention qui avait permis de fixer définitivement le noir sur les fibres. Auparavant, le tissu perdait sa teinte une fois exposée au soleil. En 1862, Emile Huber, fils du second et chimiste à ses heures, améliora encore le procédé et ouvrit une usine à Sarreguemines. Sa peluche noire, unique au monde, était renommée « pour son ton vert-bleu, pour sa souplesse et sa douceur à la main ». 50 % des hauts-de-forme portés dans le monde venaient de Sarreguemines qui, avec Puttelange-aux-Lacs, assurait la totalité de la production en France. Emile Huber fournit même la cour d’Angleterre. La peluche de soie faisait vivre près de 4 000 ouvriers dans les années 1840, contre 300 seulement pour les faïenceries. La fabrique d’Emile Huber ferma définitivement ses portes en 1913.

Aujourd’hui, il n’existe aucun témoignage de ce prodigieux développement industriel et de cette marque de fabrique lorraine. C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine estime qu’un grand musée de la chapellerie lorraine, qui serait situé à Nancy, Sarreguemines ou Puttelange-aux-Lacs, comblerait ce manque tout en concourant au développement économique et touristique de notre territoire.




Reconversion dans le bien-être pour le château de Mercy ?

25012012

Propriété de Metz-Métropole, le château de Mercy était en vente depuis plusieurs mois, la communauté d’agglomération ayant renoncé à engager de lourds travaux de rénovation pour utiliser ce bâtiment situé proximité immédiate de l’entrée du Nouvel Hôpital de Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/21/nouvel-hopital-de-metz-les-travaux-avancent-a-mercy/). Après plusieurs contacts infructueux, la vente est en phase de concrétisation. L’investisseur veut créer, au sein du château, un centre dédié au bien-être.

Le château de Mercy (Crédits photo : N. Guirkinger)

Le château de Mercy, construit par la famille du Coëtlosquet en 1905, est le symbole de la résistance architecturale française face à l’architecture impériale du château de Landonvillers, bâti par les Allemands non loin de là (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/02/12/courcelles-chaussy-cite-imperiale-et-romantique/).




Un nouveau centre paramédical à Woippy

25012012

D’ici mars 2012, un nouveau centre paramédical accueillera une équipe de six kinésithérapeutes, deux orthophonistes et un infirmier, dans le quartier du Pâtis, à Woippy.

Les professionnels de santé envisagent d’ores et déjà d’exploiter le cadre de vie verdoyant au profit de leurs patients. Ainsi, les orthophonistes devraient proposer des balades rééducatives au parc animalier et botanique du Pâtis (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/29/woippy-inauguration-dun-centre-dedie-a-la-nature/), l’objectif étant d’inciter les enfants à verbaliser leurs impressions et leurs vécus. Les kinésithérapeutes souhaitent quant à eux utiliser le parcours de santé et les infrastructures du site pour les rééducations sportives.




Aménagement de la RN 4 en Moselle

22012012

Après le dernier accident mortel survenu sur la RN 4, entre Sarrebourg et Blâmont, le préfet a enfin décidé de débloquer le projet de mise à 2X2 voies d’une partie de cet axe routier, réclamée depuis plus de 20 ans par la population. Il s’agit plus précisément de l’aménagement du tronçon entre Héming et Saint-Georges, ainsi que d’un carrefour giratoire pour desservir Center Parcs.

Les travaux, d’un montant qui devrait avoisiner les 20 millions d’euros, pourraient commencer fin 2013. 10 000 véhicules empruntent chaque jour cette portion de la RN 4 considérée comme l’une des plus accidentogènes de Lorraine. Ces 3 dernières années, la gendarmerie a en effet enregistré 2 accidents mortels par an sur ce tronçon de route de 6 km.

Il aura quand même fallu attendre un énième mort pour que l’administration française bouge un cil. Comme d’habitude. Mais, quitte à faire quelque chose, autant le faire à moitié, puisque les 5 derniers kilomètres jusqu’à Blâmont, afin d’achever définitivement la mise à 2X2 voies de la RN 4, ne seront pas aménagés, faute de moyens. Ou de volonté et de priorité. C’est vrai que les autorités françaises préfèrent par exemple construire un second grand stade de 80 000 places en région parisienne pour la pratique de rugby. Lamentable. Pour ces derniers kilomètres, il faudra donc attendre au moins un nouvel accident mortel …




Le faiseur d’arbres d’Allain

22012012

Dans une grange du village d’Allain (54), Hervé Mayon fabrique des faux arbres, ou plutôt des arbres semi-artificiels, à partir de troncs naturels. Le maître de l’enseigne de la Licorne Verte, qui arbore le label « Entreprise Patrimoine Vivant » décerné par le ministère de l’Industrie, recompose branche par branche et feuille par feuille oliviers, acacias et hêtres de toutes formes et de tous volumes, en fonction des intérieurs à décorer. Ici, tout est fait sur mesure pour les architectes, les décorateurs et quelques particuliers. Chaque pièce est unique. Le résultat est quant à lui saisissant.

La maison du village offre un cadre idéal au jardin extraordinaire de la Licorne Verte depuis 1987, date de création de l’enseigne. Dans les granges qui jouxtent l’ancienne écurie devenue galerie, des amas de troncs et de branches attendent de trouver une nouvelle destinée. Beaucoup ont été ramenées par des agents de l’Office National des Forêts (ONF), des paysagistes et des gens du village.

Cette végétation d’un nouveau type, à mi-chemin entre nature et illusion, séduit de plus en plus. Ce savoir-faire d’excellence a ainsi intégré le prestigieux club « Lorraine Terre de luxe » (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/08/29/la-lorraine-terre-de-luxe-2/), qui regroupe plusieurs manufactures de renom, les cristalleries de Saint-Louis ou encore la faïencerie de Niderviller (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/08/29/les-faienceries-de-niderviller-mises-en-valeur/). Par ailleurs, l’artisanat d’art d’Allain décroche des marchés de prestige partout dans le monde. Un véritable Métier d’Art, dans une catégorie difficile à déterminer pour qui ne sait imaginer…




L’usine de CD audio de Forbach fermée

22012012

La série des fermetures de sites se poursuit en Lorraine. Cette fois, c’est l’usine Sonopress de Forbach qui fabrique des CD audio qui est touchée. Le groupe Bertelsmann a en effet décidé de fermer son site de production au 1er mars 2012.

Pourtant, le géant allemand des médias se porte très bien. Il abandonne donc purement et simplement son usine de Forbach et ses 51 salariés. Certes, le CD est un produit qui va bientôt disparaître. 1 568 millions de CD audio ont été produits dans le monde en 2009. En 2015, le marché prévoit qu’il n’en faudra plus que 395 millions. Mais le groupe a de multiples autres activités. Il aurait par conséquent pu envisager une reconversion du site, plutôt que de considérer sa fermeture.

Le directeur de l’usine assure que des propositions de reclassement dans le groupe seront « vraisemblablement » faites à tous les employés. Bertelsmann possède notamment un centre d’appels dans le Pays Messin.

Rappelons que l’usine de Forbach est passée de la production de 55 millions de CD par an au milieu des années 2000 à 15 millions de CD en 2011. Elle avait un portefeuille de clients prestigieux comme Universal et Sony.  




Rénovation urbaine à Saint-Max

22012012

La rénovation urbaine du quartier Saint-Michel Jéricho de Saint-Max, en périphérie immédiate de Nancy, se poursuit. Les bâtiments Jacques Cartier et Champlain, construits en 1964 pour accueillir les populations rapatriées d’Algérie, ont en effet dernièrement été effacés du paysage. Cette destruction à l’explosif fait suite aux démolitions précédentes des immeubles Christophe Colomb en 1996 et Charcot en 2008. Un nouvel ensemble de 94 logements verra le jour à la place des deux immeubles. A noter également qu’un nouvel équipement public du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU) de Saint-Michel Jéricho sera bâti en 2013, tout comme une crèche et un centre social.




Une PME lorraine invente le shampoing solide

20012012

La société Lorcos a créé le premier shampoing solide. Celui-ci ressemble à un pain de savon qui se transporte facilement dans la trousse de toilette et qui ne risque pas de couler partout.

Le shampoing solide de la société Lorcos (Crédits photo : Lorcos)

Ce shampoing, en forme de marguerite avec un trou au milieu pour qu’on ne le confonde pas avec le savon, est 100 % végétal, sans paraben, ni colorant, ni silicone, ni dérivé pétrolier. Un produit écologique qui correspond par ailleurs à 2 flacons de shampoing liquide de 250 ml. Cela fait 30 fois moins d’emballage en valeur poids et 100 fois moins de rejet d’emballage en volume.

Les tests menés auprès des consommateurs par un institut indépendant révèlent un indice de satisfaction extrêmement élevé. Vendu autour de 3 euros dans des magasins bio, ce savon est déjà un succès en Asie, notamment au Japon, en Corée et à Taïwan.

Ce nouveau produit d’hygiène, décliné pour plusieurs types de cheveux, est fabriqué à Lunéville. Lorcos a une grande expérience de savonnier. L’entreprise fabrique en effet des produits d’hygiène corporelle pour Vichy, Chanel ou encore Hermès, ainsi que des savons et gels douches pour l’hôtellerie.




EcoCan ou comment recycler les canettes

20012012

Deux étudiants lorrains ont inventé l’EcoCan, un prototype industriel pour compacter et recycler les canettes. Ce récupérateur actif de boîtes en métal constitue un véritable mobilier urbain qui pourrait être intégré dans les distributeurs. Pour l’utiliser, il suffit d’introduire une canette dans un orifice. L’objet est alors comprimé par un piston grâce à un système pneumatique. Le temps de compression d’une canette de 33 cl est de 4 secondes.

Le concept de l’EcoCan est breveté et testé dans une cafétéria universitaire. Il est soutenu par l’Eurodev Center (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/05/05/forbach-leurodev-center-commence-a-porter-ses-fruits/), la pépinière d’entreprises de la communauté d’agglomération de Forbach, ainsi que par l’hôtel d’entreprises qui a dernièrement été créé sur le technopôle.

Rappelons que 500 canettes ne pèsent que 1 kg. On voit dès lors les perspectives de ce projet.