La triste fin de la Tomme de Gorze et du Petit Roux
Après plus de 25 ans de fabrication à la fromagerie Saint-Thiébault, la Tomme de Gorze était arrivée au summum de la qualité. Tout comme le Petit Roux. Les deux spécialités de notre terroir ont pourtant dernièrement disparu.
C’est après avoir vu un moine faire du fromage que Fabien Catteloin avait décidé de se reconvertir et d’investir pour créer sa petite entreprise artisanale en confectionnant la Tomme de Gorze. Les amateurs la retrouvaient dans un rayon d’une soixantaine de kilomètres autour de son lieu de production, que ce soit dans les grandes surfaces, sur les marchés ou chez les petits crémiers-fromagers. La Maison Conrad, fief de maîtres-fromagers affineurs messins, avait été la première à accorder sa confiance à la Tomme de Gorze. C’était en 1987. Depuis fin mars, la production de la fromagerie Saint-Thiébault, qui confectionnait annuellement près de 16 tonnes de fromages fabriqués exclusivement à base de lait cru de vache, s’est arrêtée dans le silence le plus complet. Elle a été victime des nouvelles normes européennes. Une situation paradoxale alors même que les consommateurs recherchent de plus en plus des produits sains et du terroir. Ces contraintes sont en train de tuer nos petits producteurs. Aujourd’hui, pour avoir les agréments sanitaires, il faut de tels moyens financiers que ni l’éleveur de vaches laitières, ni les petits producteurs de fromages, ne sont en mesure d’investir autant d’argent pour s’équiper de laboratoires flambants neufs. Cette réglementation fait le jeu des fromageries industrielles qui entendent éradiquer les producteurs locaux pour gagner des parts de marché.
Toujours est-il que de nombreuses personnes demandent encore de la Tomme de Gorze. C’était un produit qui séduisait particulièrement les touristes à la recherche de spécialités régionales. Les consommateurs regrettent déjà la subtilité et le goût particulier de ce fromage au lait cru qui faisait la fierté du village (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/07/26/patrimoine-et-histoire-a-gorze/).
Restructurations dans les collèges mosellans
En l’an 2000, 52 054 collégiens étaient scolarisés en Moselle. A la rentrée 2012, ils n’étaient plus que 41 513, soit une diminution de 10 500 élèves. La raison principale de cette baisse de 20,3 % des effectifs réside dans une démographie scolaire déclinante. La surcapacité d’accueil qui en découle constitue un paramètre important du schéma départemental des collèges élaboré par le Conseil Général de la Moselle pour la période 2013-2023. Ce plan décennal prévoit 450 millions d’euros d’investissements. Des collèges seront fermés, d’autres construits, certains reconstruits ou agrandis.
A plus ou moins long terme, la fermeture de certains établissements semblent inéluctable (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger/), à l’image des collèges Louis Armand de Moulins-lès-Metz, Jean-Marie Pelt de Volmerange-les-Mines, Paul Valéry de Thionville et Alain Fournier de Freyming-Merlebach.
Le sort de Louis Armand et de ses 265 élèves installés dans le quartier de Moulins-Saint-Pierre est indéniablement lié à la construction du collège de Verny (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/06/10/construction-d%E2%80%99un-nouveau-college-a-verny/) et à la réalisation d’un projet d’établissement flambant neuf de 500 places dans le futur éco-quartier de Montigny-lès-Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2013/02/10/montigny-les-metz-veut-devenir-le-fribourg-lorrain/) d’ici 2018. En effet, seuls 180 des 800 collégiens domiciliés dans la troisième ville la plus peuplée du département sont scolarisés dans un établissement public implanté sur le ban communal. Une création dans les friches militaires au cœur de la cité vise à augmenter l’attractivité du secteur public concurrencé par l’ensemble scolaire privé Jean XXIII. La fin du collège de Volmerange-les-Mines résulte quant à elle d’une fusion administrative déjà effective avec Hettange-Grande. A Thionville, Paul Valéry souffre de son enclavement dans une cité sensible. Les élèves seront orientés vers Charlemagne et Hélène Boucher. Dans le Pays de Sarrebourg, il s’agit de desserrer l’étreinte autour du collège Pierre Messmer. Avec 663 élèves et un taux d’occupation de 160 %, celui-ci est le plus peuplé du département. Enfin, à Freyming-Merlebach, deux établissements devront fusionner pour faire face au déclin démographique. L’un des deux, à savoir Alain Fournier, fermera en 2014. Des restructurations sont également prévues pour les mêmes raisons à Fontoy, Hayange et Audun-le-Tiche.
Restructurations des collèges en Meurthe-et-Moselle
Sur les 72 établissements publics que compte la Meurthe-et-Moselle, un seul fermera définitivement ses portes à la rentrée 2013, celui de Herserange, dans le Pays-Haut. Les élèves iront au collège des Trois-Frontières à Longlaville, distant de seulement 400 mètres. Il faut dire que les deux établissements comptent chacun un peu plus de 200 élèves, un nombre largement en dessous de leurs capacités d’accueil respectives. Le collège de Longlaville sera entièrement reconstruit, afin d’accueillir 500 collégiens dans des conditions optimales. Les travaux, d’une durée de trois ans, devraient démarrer courant 2014.
Le projet s’inscrit dans le Plan Collèges Nouvelles Générations lancé par le Conseil Général en 2012. Celui-ci devrait s’achever en 2018. Il prévoit d’investir 270 millions d’euros pour reconstruire onze établissements, dont le collège Vauban de Longwy et le nouveau collège de la Vallée de l’Orne né de la fusion entre ceux de Joeuf et de Homécourt. Sept autres établissements seront également entièrement restructurés, notamment les collèges de Réhon, de Longuyon et Lebrun de Longwy. La restructuration partielle de 33 cités scolaires sera enfin engagée. D’autres sites devraient quant à eux disparaître, à l’image des collèges de Piennes et Anatole France de Mont-Saint-Martin d’ici 2017-2018.
Metz : inauguration de l’Atrium dans le Quartier de l’Amphithéâtre
Un Atrium peut en cacher un autre. Après celui de Woippy (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/12/19/un-atrium-pour-woippy/), celui du Quartier de l’Amphithéâtre de Metz a dernièrement été inauguré par Batigère à l’angle de l’Avenue François Mitterrand et de l’Avenue André Malraux. Il s’agit d’un nouvel ensemble de sept étages, qui, s’il ne paye pas de mine de l’extérieur, referme un immense atrium, dans lequel les escaliers semblent suspendus dans le vide. Par cet impressionnant aménagement, les architectes ont voulu faire entrer un maximum de lumière. Malgré un tel volume, l’immeuble est classé Bâtiment Basse Consommation (BBC).
L’Atrium, qui accueille une cellule commerciale en rez-de-chaussée, trois étages de bureaux et quatre étages comprenant au total 48 logements sociaux, a représenté un investissement de dix millions d’euros et a nécessité deux ans de travaux. Il respecte l’esprit initial du quartier voulu par l’urbanisme Nicolas Michelin (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/02/26/une-halle-de-verre-pour-habiller-pompidou/), qui était de créer de la mixité verticale.
Batigère a décidé d’y implanter un siège social. 100 collaborateurs travaillant dans les fonctions supports (informatique, RH, administration, finance, etc.) occupent les trois premiers étages de l’immeuble. Rappelons que le réseau Batigère fédère 17 bailleurs sociaux, emploie 1 900 personnes et gère un parc de 100 000 logements en France.
Inauguration du premier data center privé de Lorraine par Pharmagest
Pharmagest, filiale de la coopérative européenne de pharmacie Welcoop, a dernièrement inauguré à Villers-lès-Nancy le premier data center privé de Lorraine. L’infrastructure a représenté un investissement de trois millions d’euros.
Spécialiste de l’informatique officinale, Pharmagest a obtenu en 2012 deux certifications relatives à la sauvegarde externalisée de données pour les professionnels et les établissements de santé, ainsi que pour la prestation d’hébergement d’applications de télémédecine. Ces agréments, délivrés par le ministère français des affaires sociales et de la santé, l’ont conduit à lancer une extension de ses locaux de 360 mètres carrés, dont 100 mètres carrés de stockage souterrain de données. Véritable coffre-fort, cet espace blindé placé sous haute surveillance mobilise dix spécialistes et présente une capacité d’hébergement équivalant à 10 000 disques durs virtuels. L’espace permet d’héberger en Lorraine les données de santé d’industriels et de professionnels du secteur de la santé implantés un peu partout en France.
Fondé en 1935 sous le nom de Coopérative des pharmaciens de Nancy, Welcoop emploie aujourd’hui 1 822 salariés, dont 1 250 en France et 300 dans l’agglomération nancéienne. L’an dernier, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 914 millions d’euros. Il compte poursuivre son développement grâce à l’activité de dépositaire, la fabrication de médicaments génériques, l’importation de médicaments et le maintien à domicile des personnes dépendantes.
Sa filiale Pharmagest, qui emploie 760 salariés répartis dans 25 agences françaises, réalise quant à elle un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Elle s’est spécialisée dans l’informatisation des pharmacies et des maisons de retraite en France, en Belgique et au Luxembourg, les services à l’industrie pharmaceutique et l’e-santé. Ce dernier secteur s’avère prometteur avec le développement de solutions de télémédecine dédiées aux patients atteints de maladies chroniques (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/06/19/telemedecine-en-lorraine/), le pilulier électronique Do-Pill et le développement de services aux professionnels de santé, dont l’hébergement de données.
(Source : L’Usine Nouvelle du 11/06/2013)
1 000 obus découverts près de Briey
Plus de 1 000 obus de mortier datant de la Seconde Guerre Mondiale ont dernièrement été déterrés par les démineurs de la Sécurité civile de Metz à Mairy-Mainville, près de Briey, à l’occasion de travaux d’assainissement. Ils reposaient dans l’une des rues du hameau de Mainville. Les villageois ont dormi pendant plus de 70 ans à côté de tous ces obus qui n’avaient heureusement jamais été amorcés.
Certains anciens se rappellent qu’un gué existait autrefois à cet emplacement. Lors de la débâcle de 1940, les soldats français ont jeté à l’eau toutes ces munitions pour ne pas que les Allemands tombent dessus.
Les obus seront prochainement détruits en un site tenu secret.
Vosges : Création d’un pôle de santé multi-site unique en Lorraine
La maison de santé de Darney a ouvert ses portes en décembre 2012. Une structure similaire sera opérationnelle en décembre 2013 à Monthureux-sur-Saône et une autre devrait également l’être d’ici décembre 2014 à Lamarche. Une antenne de la maison de santé de Darney a également été construite à Lerrain juste en face du cabinet du médecin actuel. L’ensemble est d’ores et déjà régi sous l’identité commune de « Plaine santé entre Saône et Mouzon ». Ce Pôle, à cheval sur trois cantons différents du Sud vosgien, constitue un exemple unique en Lorraine. L’idée est de faire face au vieillissement du corps médical et au refus des jeunes praticiens à venir s’installer en campagne (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t739-un-desert-medical-se-profile-a-lhorizon-en-lorraine#2480), afin de préserver des soins de proximité dans le Sud de la Plaine des Vosges. La qualité d’une offre médicale adaptée aux besoins des habitants est en effet incontournable pour éviter l’exode démographique.
L’obtention du label « Pôle d’excellence rural » a sans conteste servi de tremplin pour mener à bien ce projet de maisons de santé. Néanmoins, ce succès n’assure pas encore la pérennité des soins en raison du vieillissement des médecins et du manque de candidats pour succéder aux départs à la retraite. L’isolement des jeunes médecins en milieu rural, loin de leurs référents universitaires, reste en effet le principal obstacle pour attirer de nouveaux praticiens.
A la découverte de l’école d’autrefois à Thionville
L’Ecole Poincaré a ouvert ses portes en 1928 à Thionville. 85 ans plus tard, les élèves de CM2 ont dernièrement redonné vie au matériel retrouvé dans les caves et les greniers de l’établissement pour en faire un musée.
Au XVIIème siècle, les élèves suivaient les cours directement chez le professeur. Mais seulement en hiver car en été, ils aidaient leurs parents aux travaux des champs. Le maître exerçait un autre métier à côté. Il était payé par les parents avec de la nourriture ou des animaux. Il avait une baguette pour frapper les élèves ou étendre le linge. L’histoire et l’évolution de l’école au cours des siècles précédents sont narrées au Musée de l’Ecole Poincaré. Lorsqu’on pénètre dans la salle de classe reconstituée, on se croirait revenu dans les années 1950. Tampons, écorchés (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/09/16/l%E2%80%99ecorche-de-nancy-restaure/), machine à écrire, machine à Stencil, l’ensemble des objets présentés va de la fin du XIXème siècle au début des années 1980. La magie opère instantanément.
Les lieux ont déjà été visités par les élèves de l’établissement. Ceux des autres écoles de la ville y feront certainement un tour. A noter que le musée sera ouvert au public lors de la Fête de l’Ecole Poincaré.
La Lorraine commence à communiquer
Les professionnels du tourisme ont lancé une vaste campagne internationale de communication baptisée « Chez Lorraine ». Elle vise particulièrement les femmes. En matière de vacances, ce seraient en effet les premières prescriptrices selon le Comité Régional du Tourisme (CRT). Concrètement, une jolie jeune femme joue la carte de la complicité féminine pour les inviter à découvrir la Lorraine, mais aussi ses coups de cœur, ses endroits secrets et ses bonnes adresses. Le tout sur un ton léger et vif, comme le pratiquent les magazines. L’idée est de sortir du message institutionnel pour mieux changer l’image de la Lorraine et se démarquer (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/04/12/lorraine-la-bataille-de-limage/). Il y est donc question de shopping autour du linge de maison des Vosges, de beauté avec les villes thermales lorraines, des enfants avec par exemple la commune de La Bresse qui a été labellisée « Famille Plus Montagne », et de cuisine.
La campagne s’adresse aux régions proches, à savoir l’Alsace, la Sarre, la Wallonie, la région parisienne et la Champagne-Ardenne, afin de générer des courts séjours. Pour cela, un site internet a été spécialement créé, un magazine féminin de 20 pages a été édité à 500 000 exemplaires, dont 126 000 en allemand, pour accompagner les principaux quotidiens de la Grande Région, une page de publicité a été insérée dans le magazine Elle, une campagne d’affichage a été effectuée dans les principales villes alsaciennes et des spots radio ont été diffusés. L’ensemble de l’opération a représenté un investissement de 300 000 euros.
Cette campagne de communication est intervenue au moment même où l’agence de Metz Métropole Développement a investi 350 000 euros pour la troisième saison de la série « Je veux Metz » (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/11/04/troisieme-volet-de-la-campagne-%C2%AB-je-veux-metz-%C2%BB/) et que le Conseil Régional a consenti 480 000 euros pour vanter en grand format et de manière pas vraiment heureuse la diversité des talents lorrains sur les quais du RER et du métro parisien à travers trois portraits de personnalités. Le Conseil Régional a également signé un contrat d’achat d’espaces publicitaires de 195 000 euros hors taxe avec l’Etablissement Public Aéroport Metz-Nancy-Lorraine (EPMNL) pour lancer une nouvelle campagne de promotion du Parc Naturel Régional de Lorraine. Cet affichage, à proximité des tapis roulants de récupération des bagages, fait ainsi suite à une première tentative d’un montant de 100 000 euros réalisée en octobre 2012. De nombreuses personnes y voient là des opérations de communication déguisées destinées à renflouer les caisses de l’aéroport, revenu dernièrement dans le giron de la Région (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/16/mnl-en-roue-libre/).
Maizières-lès-Metz : Krominus mise sur le rail
Kronimus, groupe familial européen de production de béton manufacturé pour le bâtiment, les travaux publics et les aménagements extérieurs des particuliers, a dernièrement investit un million d’euros pour aménager 370 mètres de voie ferrée entre l’usine et la gare de triage de Woippy.
Jusqu’à présent Kronimus se faisait livrer par la route sa matière première, essentiellement du sable et du gravier, depuis des carrières situées à proximité immédiate du site de Maizières-lès-Metz, qui compte 55 salariés et qui produit chaque année 160 000 tonnes de matériaux. Or, ces dernières commencent à être en fin de vie. Le groupe estime qu’elles ne pourront plus l’approvisionner d’ici une dizaine d’années. C’est pourquoi il a signé un contrat avec un nouveau fournisseur à Raon-l’Etape. Il était indispensable de connecter l’usine avec la carrière vosgienne, afin de pérenniser le site de Maizières-lès-Metz en garantissant son approvisionnement. Comme la route n’est pas un bon moyen pour transporter des matières lourdes en grande quantité sur de longues distances, Krominus a opté pour le rail. Un train peut en effet transporter 1 300 tonnes de gravier et de sable, soit l’équivalent de 52 camions. Il s’agit d’un investissement à long terme. C’est grâce à cette vision et à ce type d’opérations que le groupe, qui emploie 600 personnes en France et en Allemagne, existe encore depuis sa création en 1925. L’acheminement de la matière première par le rail permettra enfin à Krominus de réduire par deux ses émissions de CO2, la livraison des matériaux, essentiellement écoulés dans le Grand Est, étant toujours assurée par la route.
ASNL : un nouveau blason pour une renaissance ?
Après sa douloureuse descente en Ligue 2 à l’issue de la saison 2012-2013 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2013/05/29/l%E2%80%99as-nancy-lorraine-en-d2/), l’AS Nancy-Lorraine entend remonter le plus vite possible. Ses dirigeants ont estimé qu’un nouveau blason été essentiel à sa mue. C’est pourquoi l’identité visuelle du club a complètement été revisitée pour intégrer les fondamentaux de l’histoire de la cité ducale. Ainsi, le chardon rouge historique, qui avait disparu au fur et à mesure des relookages depuis 1967, fait son retour. Le contour du nouveau logo arbore également les deux bandes rouges présentes en 1978 sur le maillot de Michel Platini et sur celui des héros de la finale de la Coupe de la Ligue en 2006 au stade de France (voir : http://blewebtv.e-monsite.com/pages/videos/sports-en-lorraine.html), ainsi que la devise de Nancy : « Qui s’y frotte s’y pique » (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/01/03/le-5-janvier-cest-fete-nationale/). La date de création du club apparaît par ailleurs sous le chardon. Ces différents éléments sont apposés sur un fond blanc pour rappeler que les couleurs du club sont rouge sur blanc et non l’inverse comme le laisser suggérer le précédent logo.
http://www.dailymotion.com/video/x109y1s
Pour la réhabilitation des Malgré-Elles
Contraintes à servir le Reich durant la Seconde Guerre Mondiale, les Malgré-Elles ont subi pendant des décennies l’oubli et le soupçon.
Près de 60 ans ont été nécessaires pour que soit reconnue l’ampleur du préjudice subi par les Malgré-Elles. Environ 15 000 jeunes femmes alsaciennes et mosellanes, âgées de 18 à 20 ans, ont été incorporées de force pour travailler dans les champs et dans les usines à travers le Reichsarbeitdienst (RAD), ou à partir de 1943 pour la Wehrmacht à l’intérieur des frontières géographiques du Reich dans le cadre du Kriegshielfdienst (KHD).
Plus encore que les Malgré-Nous (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/12/18/ces-lorrains-enroles-de-force-dans-la-wehrmacht/), ces femmes, aujourd’hui âgées de 85 ans et plus, ont été cantonnées dans le silence. Plus ou moins ouvertement, les historiens et les pouvoirs publics ont eu tendance à minimiser leur sort, voire à les soupçonner de collaboration.
Ce n’est qu’en 2008 qu’un accord franco-allemand a permis de les indemniser.
Le Groupe BLE Lorraine à la recherche de talents
Avec 24 sites sur internet et plusieurs dizaines de milliers de visiteurs par mois, le Groupe BLE Lorraine est le premier média indépendant et think tank de Lorraine. Composé d’un collectif de rédacteurs passionnés et d’un réseau d’informateurs présents partout en Lorraine, il publie des articles, des études et des idées pour faire avancer la Lorraine.
Le Groupe BLE Lorraine est une association de Droit Local inscrite au Registre des Associations du Tribunal de Grande Instance de Metz (Volume 156, Folio 99). Il est également membre de l’alliance Lorraine Talents et Ambassadeur de Lorraine auprès du Comité Régional de Tourisme.
Dans le but de poursuivre son développement et de diversifier ses activités, le Groupe BLE Lorraine recherche des contributeurs bénévoles motivés et passionnés par la Lorraine pour occuper les fonctions suivantes :
- Web Managers
- Responsable commercial
- Project Managers
- Responsable juridique
- Cyber-agent pour la sécurité informatique.
Pour plus de renseignements et si vous êtes intéressés, merci de bien vouloir nous contacter à l’adresse suivante en nous spécifiant bien la fonction à laquelle vous postulez : bloggerslorrainsengages@live.fr.
Découverte de corps de poilus près de Verdun
Vingt-six corps de poilus ont dernièrement été retrouvés à Fleury-devant-Douaumont, village détruit de la Zone Rouge de Verdun (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/01/15/des-villages-sacrifies-a-cause-de-la-france/). Sept ont été identifiés grâce à la plaque qu’ils portaient autour du poignet. Un fait rarissime. Cette découverte exceptionnelle de soldats français de la Première Guerre Mondiale est sans doute la plus importante du genre en Meuse depuis 1991 et la mise au jour du corps de l’écrivain Alain Fournier à Saint-Remy-la-Calonne. Ce sont des touristes allemands qui ont donné l’alerte après avoir aperçus des ossements affleurant au sol. Des fouilles ont alors été entamées à l’emplacement d’une ancienne ferme.
Dans l’enfer de Verdun
Des objets personnels appartenant aux poilus ont par ailleurs été exhumés parmi les ossements brisés, à l’image de portemonnaies en cuir contenant des pièces en argent et une rarissime croix de guerre 1914-1915, dont le module était bien replié sur le ruban, ainsi que des culots de pipes, un briquet, un peigne, une paire de ciseaux, des couteaux de poche, des croix de chapelets, une médaille de communion, un livret militaire et un carnet miraculeusement conservés, une bague, un crayon ou encore deux montres qui affichaient respectivement 11h07 et 11h14, sans doute l’heure approximative du bombardement.
Selon les premiers éléments, le lieu correspondrait à un petit hôpital de front, voire d’une morgue provisoire installée à proximité d’un poste de secours. Les soldats morts sur le champ de bataille auraient été entreposés ici. Aucun armement n’a été retrouvé, juste des équipements personnels. Des obus ont dû tomber sur l’endroit, ensevelissant les dépouilles. Les dates de décès s’échelonnent entre le 28 mars et le 5 avril 1916 et correspondent à la Bataille du Ravin de la Caillette et de l’Etang de Vaux.
Le service des Sépultures militaires devrait prochainement rechercher des éventuels descendants, tandis que les brigades de gendarmerie du lieu de naissance des poilus identifiés vont tenter de retrouver leur famille. Si les descendants ne souhaitent pas récupérer les corps, ces derniers rejoindront la nécropole de Fleury sous une croix blanche. Les restes de ceux qui n’auront pas pu être identifiés seront déposés à l’Ossuaire de Douaumont.
La seule Bataille de Verdun a fait 300 000 morts dans un rayon de 10 km² autour de Fleury-devant-Douaumont. Environ 80 000 Français et alliés ont disparu au combat sur la Zone Rouge de Verdun (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/11/07/le-nouvel-eldorado-de-la-zone-rouge/), contre près de 70 000 Allemands. 60 % d’entre eux ont été réduits en poussières. Il reste donc encore des milliers d’individus enfouis sur le terrain. Les divers travaux d’aménagement du territoire permettent souvent d’en retrouver, quand ce n’est pas la terre qui les recrache directement. Ces découvertes témoignent que les champs de batailles de Verdun restent les seuls et uniques encore vivants et réels de la Grande Guerre dans le monde. Elles témoignent aussi de la violence et de la dureté des combats.
Restauration au Château de Barst
Depuis mi-mai, un nouveau restaurant a vu le jour dans le cadre original du Château de Barst, au centre de la localité éponyme. Un vaste bassin d’agrément a également été aménagé dans les jardins. Des expositions d’art pourraient de même être organisées dans la demeure.
Le Château de Barst abrite désormais un restaurant (Crédits photo : Wikipédia)
Le château, de style néoclassique, a été construit en 1835 sur les consignes de Joseph Polti. Ce riche propriétaire, ancien officier, a été maire de Barst de 1825 à 1865 et conseiller général du canton de Saint-Avold de 1834 à 1843. Il avait choisi l’emplacement de l’édifice dans les jardins de la dynastie des Forget, famille influente au début du XVIIIème siècle dans le village. Si le château a été épargné par la grande guerre, il fut par contre marqué par le second conflit mondial. Des impacts de balles allemandes sont d’ailleurs encore visibles sur un côté de la façade. Un incendie ravagea même la toiture suite à une offensive nazie. Une rumeur affirma plus tard qu’un trésor de guerre du Troisième Reich y avait été caché. Le château fut finalement restauré de 1979 à 1982.

















